[Article à quatre mains]...
Une amie a publié un superbe article.
Je vous invite à le découvrir, et à revenir ensuite lire la suite...

Je vous surveille... Allez, vite...
Je garde la maison en vous attendant... Prenez votre temps...

Bien, vous voici de retour, je peux donc reprendre mon récit...
Quand j'ai lu son article, je n'ai pas pu écrire tout de suite mon commentaire, car, répondre à une jeune femme qui vous évoque avec tant de charme « Le 7ème Ciel », cela n'est pas facile...
Je suis donc reparti, et en y repensant, mon commentaire c'est imposé...
J'avais quitté le monde des grands, et ce 7ème Ciel, que l'on se promet de visiter ou d'offrir... J'étais en culottes courtes, au soleil...
Je vous livre ce souvenir, tel qu'il est sur son article...
« Nostalgie...
Février, un mois plein de souvenirs pour moi... Et ton article me plonge loin en arrière... Je regarde tes photos, et j'entends ma voix...
"Le Ciel est par dessus le toit,
si bleu si calme..."

C'est vrai qu'il est là... on le voit par les fenêtres ouvertes...
Et "la mère Si Vache" ne va pas attendre encore longtemps...
"Un arbre par dessus le toit
berce sa palme..."

C'est vrai qu'on entend le bruit des branches qui frottent doucement sur les tôles du toit...
Elle est arrivée au bout de l'allée, et va faire demi tour...
"La cloche dans le ciel qu'on voit
doucement tinte"...

Et non, justement, elle ne tinte pas...Il faut encore et encore s'accrocher...
Elle a fait demi tour et revient vers moi...
"Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
chante sa plainte"

Ils sont dans la cour et font un bruit pas possible, ils m'empêchent de me concentrer...
Elle tapote mon cahier qu'elle tient devant elle...
"Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
simple et tranquille"
C'est vrai, alors pourquoi me torturer... Pourquoi ne pas m'avoir laissé tranquille...
Elle est arrivée à la hauteur de ma place...
"Cette paisible rumeur là
vient de la ville"

ça, c'était pas facile à dessiner...
Elle pose mon cahier sur mon pupitre...
"Qu'as-tu fait ô toi que voilà
Pleurant sans cesse
Dis, qu'as tu fait toi que voilà
de ta jeunesse"...
Ouf, j'y suis arrivé...
C'était le plus difficile, alors je suis soulagé qu'il soit sorti d'un trait...
Elle me regarde sans sourire...
Je regagne ma place, et elle la sienne...
- 6 pour la récitation, et 4 pour l'illustration !
Ah, "la vache", elle mérite bien son surnom...
Mais la cloche sonne, et on attend qu'elle nous fasse signe de sortir.
Nous sommes à la fin des années 50, au coeur de l'AEF...
Et, Madame Cibeuf s'acharne à nous sortir de notre "cancritude"...
Ce poème, que nous avons mis des jours à apprendre, il nous faudra encore des années pour en comprendre le sens, et imaginer Verlaine dans sa prison, parce qu'il aimait trop son copain Rimbaud...
et des années encore pour le redécouvrir, au coin d'un blog merveilleux, qui n'a pour objectif que de nous sortir de notre solitude..
Merci Mesdames...
Je suis désolé, je ne vous ai pas suivies sur le chemin du 7ème ciel, et pourtant...
Mais, c'est une autre histoire... »
C'est donc avec l'autorisation de Kinou que je publie cet article en utilisant ses photos...
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