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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 17:53


Hier soir, nous étions de sortie...

Comme chaque année, depuis dix ans « ça Jazz à Saint Lys »...

Bien sûr, ce n'est ni Montreux, ni la Pinède de Juan...

Bien sûr même si on est dans le Sud-Ouest, on n'est pas à Marciac...

Mais c'est un super moment de bonheur tous les ans...

Alors, hier soir, deux formations, Jambalaya et Tuxedo (demandez le programme)...


Alors, pour comprendre ce qui va suivre il faut que je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...

(c'est beau, on a presque envie d'en faire une chanson ).


Fin des années 80, mon travail m'amène à faire un séjour à la Nouvelle Orléans, pour une conférence... A l'époque, le Jazz, j'en écoute parfois, mais, sans plus, cela me parait un peu lointain, un peu compliqué...

Mais, une amie qui participe à la conférence, m'invite à l'accompagner dès le premier soir. Elle veut aller à Preservation Hall. Je n'ai aucune idée de ce qui m'attend, mais pourquoi pas.

Nous arrivons devant une maison que rien ne distingue des autres... Pas de néon, pas de bruit... Juste une file de gens qui attendent... Nous rejoignons la file, et quand notre tour arrive, nous réglons notre entrée (ridiculement pas chère) et nous rejoignons la salle...

Premier choc...

C'est plus petit que n'importe laquelle des petites salles de réunion où nous passons nos journées et il y a déjà deux fois plus de monde, et on continue à arriver...

Les premiers se sont installés au plus près de l'espace où sont placé les instruments, car ici, pas de scène. Mais pourquoi faire une scène, puisqu'il n'y a pas de siège non plus... Juste un gradin sur la partie arrière pour donner un peu de visibilité... Et tout le monde est assis par terre... On va attendre quelques minutes que la salle se remplisse... Cela va très vite, car elle est minuscule...

Et second choc, un premier vieillard arrive et prend place au milieu des instruments, et puis les autres suivent... Ce soir là, ils seront six ce qui est en général le cas... Ils ont à peine assez de place...

Le silence se fait, et ils attaquent... Et là, on oublie les vieillards pour découvrir les artistes...

Et rapidement, le ton monte, et on oublie les artistes pour découvrir les hommes...

Il existe une telle complicité entre eux, qu'on a le sentiment à la fois d'être des leurs, et par instant d'être de simples voyeurs...

Je pense qu'à eux six, ils ont presque cinq siècles !!!  Cinq siècles de vie, d'amitié et de musique...

Alors, la conférence a duré cinq jours, et les cinq soirs nous sommes revenus, pour vivre avec eux et tous les autres qui forme l'ensemble de Preservation Hall, ces instants de bonheur en écoutant une musique parfois pleine de désespoir...

Et l'année d'après la même conférence a eu lieu au même endroit, et je n'ai pas résisté au plaisir d'inviter ma femme à m'accompagner...


Alors, je ne peux pas dire « le Jazz, je connais », mais juste « le Jazz de la Nouvelle Orléans, j'aime »...


Ouf, me direz vous... pourquoi une telle introduction... Simplement parce que pour une fois j'ai eu envie de parler de moi.

Résultat, j'ai perdu la moitié de mes fidèles lecteurs, qui ne sont même pas arrivés là...


Bon donc nous revenons à hier soir.

Je vous l'ai dit (et vous l'avez lu si vous avez suite le lien que je me suis donné la peine de vous offrir), deux formations.

La première, 7 musiciens et une chanteuse...

Elle nous offre à écouter un jazz « Nouvelle Orléans »


La seconde, 15 musiciens et une chanteuse...

Elle nous offre une musique de « Big Band »
Les deux auront la plaisir d'accueillir un musicien de la Nouvelle Orléans, Leroy Jones...


En première partie, ils arrivent un à un et s'installe à leur pupitre... Ils sont peu nombreux, alors, ils vont se mettre en quatre.

On dirait que le contrebassiste a dix doigts à chaque main...


Les mots qui me viennent à l'esprit, sont « mouvement », « écoute » et « plaisir » ...




Leur invité trouvera tout naturellement sa place au milieu de ce débordement de joie...



Le pianiste s'est lâché, la veste est repartie au vestiaire sans lui, et on découvre qu'il a quatre mains...


Le final est une fête...



Et vient la seconde partie...

On a à faire à une formation bien réglée... La mise en scène est parfaite. Le rideau s'ouvre sur un ensemble installé qui lance ses premières notes, à l'unisson...


Les mots qui me viennent à l'esprit, sont « ordre », « rigueur » et « professionnalisme » ...


Tout est parfait... C'est d'abord un ensemble, un grand ensemble...


Chacun joue sa partition avec sérieux...



Même les improvisations sont programmées...




Même le final et le rappel sont parfaitement orchestrés.



C'était une superbe soirée...

Deux approches différentes pour une même musique, et un même plaisir.



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commentaires

Quichottine 04/05/2014 15:01

Oups... je viens de me rendre compte qu'il n'y a plus sur ta page que mes commentaires. :)
Bon, je sais, avec la nouvelle version il faut cliquer sur "charger plus de commentaires" pour découvrir les autres.

Merci pour ces images, pour le jazz, pour la chaleur du feu, et pour ces échanges qui font chaud au coeur.
Passe une douce journée.

Quichottine :0010: 17/03/2009 00:58

"En demander plus pour avoir au moins ce qu'on veut"... c'est une bonne philosophie, tu crois ?Merci pour ce sourire du soir.

Opium 30/03/2009 18:41


Je pense que cela doit être efficace,
si je considère l'air épanoui des miens, alors queje leur donne si peu...
C'est peut être encore plus que ce dont ils rêvent

Bises


Quichottine :0010: 01/03/2009 19:42

Ne rougis pas. Tout est normal. Je sais que personne ne peut tout lire, chez moi... alors, je ne m'inquiète plus lorsqu'on abandonne faute de temps ou parce qu'on a l'impression de plonger dans un abîme sans fond.Il faut que je m'y habitue. La bibliothèque ne peut être qu'un lieu de passage. Je profite du temps que l'on me donne, le plus possible. Je sais que chacun à son tour, les visiteurs finissent toujours par abandonner. Ce n'est pas grave, tu sais.Cela ne m'empêche pas de faire des visites que je sais que l'on ne peut pas me rendre. Il n'y a pas d'obligation.Pardon pour Ray Charles... mais c'est vrai que j'avais été un peu déçue. Je demande toujours trop...

Opium 14/03/2009 16:33


Je crois que c'est une bonne approche...

Produire "généreusement" pourque chacun trouve se qui lui convient, ici ou là...

Et surtout en demander toujours un peu plus pour avoir au moins ce qu'on veut...

Bises


Quichottine :0010: 17/02/2009 11:41

Voilà, j'ai tout écouté maintenant, et j'ai pris le temps de lire les commentaires et les réponses, tous les commentaires...Je vais te dire quelque chose. J'ai vu Ray Charles, une fois, sur scène. Il était la vedette du grand gala de l'ENSAM, en 1997.... mais non, je ne voulais pas te rendre jaloux... Je crois qu'après avoir vu ce que tu montres dans ton billet suivant, tu n'as rien perdu...

Opium 01/03/2009 19:22


Tu sais, lire les commentaires (et même les réponses ) t'aura certainement pris moins de temps que pour moi lire les articles que j'ai en retard chez toi

Tu ne peux pas me rendre jaloux, au pire je suis admiratif...

Bises



Quichottine :0010: 16/02/2009 20:38

Merci, pour le feu dans la cheminée, pour l'humour aussi... mais si j'ai mes mains glacées aujourd'hui, je vais les réchauffer devant celui que tu viens de m'envoyer, c'est trop gentil !Tu viens d'abréger... non pas mes souffrances (sourire) mais une quête qui durait depuis un moment. Je n'avais pas trouvé celui qui convenait à mon billet, le mien n'était pas assez fourni... et, je n'en avais pas d'autres...Merci pour ce rire, mais c'est tout à fait ça... la chaleur trop grande d'un seul côté (sauf si tu es adossé à un canapé, comme celui qu'il y avait chez Kinou pendant un temps dans l'accueil) l'odeur du feu de bois... et au matin, un peu de cendres à nettoyer, une pièce à aérer...Pourtant, je ne sais pas pourquoi, ce feu de bois, j'en rêve bien souvent... Plaisir sans nom, c'est vrai, à partager sans rien dire en écoutant de la musique... Du jazz...?Merci Yvon.

Opium 01/03/2009 19:04


Je t'ai apporté la chaleur, avec ce feu...
Et pourtant toute mon enfance on m'a recommandé de ne pas jouer avec le feu

Bises


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